Qui sommes nous

Les archers de nos jours :

En 1989 une nouvelle Association naquît instituée par Monsieur Jean Trolet sous la direction de l’Omacl (Office Municipal Action Culture et Loisirs).

Depuis l’association a été présidée par :

Monsieur Jean-Bernard Gasqueres en 2014
Monsieur David Descamps en 2006
Monsieur Philippe Polin en 1999

 

Après 8 ans de bons et loyaux services, David Descamps passe la main.
Jean-Bernard Gasqueres, ancien secrétaire de l’association et formateur prend sa place et s’entoure d’une nouvelle équipe de 6 personnes afin de vous faire partager notre passion commune qu’est le tir à l’arc.

Ci-dessous, une photo d’une partie de nos membres lors de Deûle en Fête, la manifestation la plus importante de l’année.IMG_3570-wm

Ci-dessous, une photo d’une grande partie de nos membres lors de notre rencontre interclub avec les clubs de Linselles et de Bousbecque à Linselles.001-wm

Histoire des Archers de Quesnoy-Sur-Deûle.  

Echiqueté d’or et de gueules

Les Archers :

Une franche compagnie d’archers fut créée audit lieu le 3 novembre 1530 et ses statuts approuvés par Charles-Quint ; elle reçut 600 verges de terre pour ses exercices, à partager avec la compagnie des arbalétriers. A la fin de l’ancien régime, la tenue des archers consistait en un habit vert foncé, avec gilet et culotte jaune, et même chapeau ; le roi portait un oiseau d’argent en sautoir ; les capitaines avaient les épaulettes et une épée pour insigne. Dans les processions et cortèges, la compagnie des archers, comme celle des arbalétriers, était précédée d’un cavalier qui portait son étendard brodé avec l’emblème et l’image du saint patron.

Son règlement était analogue à celui des autres confréries de l’époque ; à noter toutefois que le jour de l’élection du roi, le tireur qui abattait la première pièce était nommé bailli, titre distinct de ceux des connétables et doyens.

Après la révolution, la confrérie ne fit plus que végéter, et en fut réduite à choisir pour lieu de ses pacifiques combats un terrain tiers, jusqu’en 1812.

Ses restes allèrent se fondre dans nos confréries actuelles qui ne sont qu’une pâle contrefaçon de celles dont elles tirèrent l’existence. Il avait fallu une forte organisation, une discipline rigoureusement observée et un véritable esprit de corps qui en était la conséquence, pour leur assurer une aussi longue durée ».

En 1862, il y avait trois sociétés actives d’archers à Quesnoy-sur-Deûle:

  • Une fondée en 1820, 40 membres, siège au cabaret du Hameau du Chien.
  • Une autre fondée en 1840, 20 membres, siège « à l’Assemblée des Charretiers ».
  • Et, une dernière fondée la même année, 30 membres, siège « Au Beau Bouquet ».

Une quatrième, fondée en 1832 et comptant 25 membres, siège à l’estaminet de la Paix, fut supprimée en 1860.

Les Arbalétriers :

La franche compagnie des arbalétriers de Quesnoy sur Deûle fut créée le 21 novembre 1530 ; dans les derniers temps, son costume consistait en un habit rouge écarlate, une culotte ou un haut-de-chausse et un gilet blanc, chapeau tricorne ; le roi de la confrérie avait sur la poitrine une plaque ou « crachat » recouvert de six oiseaux en or.

La confrérie de Monsieur St-Georges fut, avec ses carquois, et comme tant d’autres choses, entraînée par le flot révolutionnaire.
Elle n’était même plus protégée par la grande ombre de Charles-Quint.

En 1854, on retrouve trois sociétés :

  •  Une fondée en 1844, 14 membres en 1862, siège au cabaret de la Paix.
  •  Une fondée en 1848, 25 membres ; elle n’est plus mentionnée (dissoute ?) dans l’état de 1862.
  •  Une fondée en 1849, 30 membres (25 en 1862).

Le 3 mars 1886 fut autorisée la société « Les Francs-Tireurs », dont le siège était situé chez Henri Lefebvre, cabaretier et serrurier rue d’Ypres.
La commission se composait d’un président (César Dumortier), d’un vice-président, d’un secrétaire (Jean-Baptiste Lerouge) et de deux membres.

Les tirs, qui avaient lieu du premier dimanche d’avril au dernier dimanche d’octobre, se déroulaient jusqu’à 5 heures et finissaient une heure plus tôt à partir du premier dimanche d’octobre « pour avoir fini le soir » ; s’il n’y avait pas au moins quatre sociétaires, le tir était différé d’une demi-heure et remis au dimanche suivant à défaut de participants supplémentaires.

Les trois prix hebdomadaires rapportaient 40 centimes (plus grand nombre de points), 30 centimes (deuxième aux points) et 20 centimes (le moins de points sans tirer hors du cercle) ; tous les prix étaient payables le jour de la fête de la Saint-Georges. Entre sociétaires ou sociétés étrangères, « … le dernier touchant la broche(1) ou le dernier arrivé à distance égale emportera toujours le point sur son prédécesseur? Toutes pièces de bois non séparées entièrement du trait sera (sic) toujours considérée comme faisant partie du trait auquel elle sera attachée ; en aucun cas la distance ne pourra être prise des plumes(2) … ».

Aucune consommation ne pouvait se prendre en dehors du local de la société. Le valet de celle-ci touchait 10 francs par an ; il recevait aussi 5 centimes de chaque sociétaire tirant le dimanche pour mettre les tranchefils(3) à leurs armes (on ajoute « la ficelle sera fournie par la société »).

1 Ou « broque », cheville placée au milieu du but de tir, on ne pouvait donc, comme dans certains tirs actuels, atteindre le centre de la cible ; dans le passé, les points étaient comptés au plus près de la broche.

2 De la flèche ou du trait (carreau).

3 Probablement les boucles de la corde aux deux extrémités ; il fallait généralement disposer d’instruments pour les fixer, surtout sur les grandes arbalètes, plus puissantes.